• Il est bien évident que lorsqu’on utilise un matériel pareil dans une école les besoins des enseignants changent.

     

    Maintenance

     

    Les enseignants ne sont ni informaticiens ni techniciens. 

     

    Gérer la maintenance d’un chariot numérique, un serveur sous linux, des box wifi, des ordinateurs et des TNI ou VPI, n’est pas de leur compétence. Or, quand les enseignants utilisent quotidiennement ce matériel, il est impératif qu’il fonctionne correctement. Il est donc nécessaire de prévoir la maintenance du matériel dès son achat ainsi que le budget qui va avec.

     

    Cette maintenance doit être efficace et rapide afin que les enseignants ne se retrouvent pas sans matériel pendant 6 mois, comme c’est arrivé l’an dernier à une collègue dont le TNI était le tableau principal.

     

    Fournitures scolaires

     

    D’autre part, quand on utilise du matériel numérique dans sa classe, les besoins en fournitures scolaire changent. Par exemple, j’utilise autant de papeterie qu’avant (cahiers, etc), par contre je ne commande que peu de manuels ; je vais commander des logiciels ou du matériel informatique . Je consomme également  plus  de papier et d’encre car je vais fabriquer moi-même mes « documents élèves » ou les imprimer à partir de logiciels achetés.

     

    Selon la pédagogie de l’enseignant et sa façon de travailler avec le numérique, les besoins vont changer. Il est donc nécessaire de prévoir un budget fournitures scolaires qui puisse « sortir d’un catalogue classique » ou alors, mieux,  des rallonges budgétaires à cet effet.

     

    Formation des enseignants

     

    Normalement, quand une commune équipe une école en matériel numérique, une formation est prévue lors de l’achat : elle est essentielle. Il ne faut pas s’en dispenser !

     

    Chaque TNI, et chariot numérique a  ses fonctionnalités propres. Ne pas donner aux enseignants la formation qui leur permet de prendre en main ce matériel est courir le risque qu’il ne soit pas utilisé.

     

    Cette formation doit être également donnée en continu par l’Education Nationale car le matériel numérique change vite, très vite. Utiliser l’informatique, c’est maîtriser des programmes qui changent sans arrêt mais également se tenir au courant de tout ce qui peut être intéressant au niveau pédagogique (logiciels, programmes spécifiques, etc) : c’est très chronophage.

     

    Or, chaque enseignant n’a pas les mêmes besoins et n’aura pas forcément le même matériel.

     

    Il me semble donc nécessaire de mettre en ligne des outils de formation comme des tutoriels, des guides pour logiciels , etc, d’organiser ces formations sur des plateformes( comme pairformance ) et de permettre aux enseignants qui prennent sur leur temps personnel de valider leurs acquis, leurs compétences.

     

    Il faut aussi leur permettre d’avoir du temps pour échanger entre collègues sur leurs pratiques en classe et leur dégager du temps sur leur temps de travail  afin qu’ils puissent manipuler pour acquérir du savoir –faire ( transporter un TNI, c’est lourd !).

     


    votre commentaire
  • Quand on lit mes articles sur le TNI, on peut se dire que cela suffit.

    Je dis non !

    Quand les élèves travaillent sur TNI en collectif, ateliers ou individuel, ils travaillent en général sur du matériel préparé par l’enseignant : logiciels, manuels numériques, vidéos, sites,  documents divers.

    ..C’est du clé en main pour eux.

    Ils n’apprennent pas à utiliser réellement l’outil informatique et tout ce que cela sous-entend.

    Le TNI a une énorme plus-value au niveau des apprentissages pédagogiques mais cela ne suffit pas à répondre aux demandes du monde d’aujourd’hui et notamment au monde du travail auquel ils seront confrontés plus tard.

    Quand les élèves sont informatisés à la maison, comment utilisent-ils en général leurs ordinateurs ou tablettes ?

    Souvent, ils jouent sur site ou sur logiciels ; parfois, ils utilisent des logiciels « pédagogiques » ; de plus en plus tôt, ils ont une page Facebook ou ils tweetent un peu n’importe comment sans avoir conscience des dangers ; ils vont aussi sur des sites pour avoir des nouvelles de leur star ou de leur série télé préférée sans faire la différence entre les niveaux de vérité des sites qu’ils utilisent ; ils téléchargent aussi sans avoir même l’idée qu’ils puissent y avoir des droits d’auteur. Il y a donc peu d’apprentissage, d’enrichissement dans ces activités.

    Il est pourtant nécessaire de leur apprendre à utiliser correctement toutes sortes d’outils : le traitement de texte, le tableur, les logiciels d’images et de photos, de son, etc. 

    Dans toutes les entreprises, il est indispensable d’utiliser l’informatique pour programmer des machines, gérer les comptes, écrire des courriers, etc. Or, on le sait tous, plus tôt on apprend à le faire, plus c’est facile d’apprendre : d’où l’importance de la formation initiale.

    Alors vous allez me dire que les logiciels et programmes changent très vite et qu'il ne sert donc pas à grand-chose d’apprendre à utiliser du matériel qui sera obsolète dans 5 ans. Je répondrai qu’au contraire.

    L’essentiel n’est pas d’apprendre aux élèves à utiliser tel ou tel type de matériel mais de leur donner la capacité de s’adapter plus facilement et plus rapidement à un nouveau matériel.

    De plus, même s’il y a de nouveaux logiciels, ils ne sont jamais totalement nouveaux : on apprend plus vite à les utiliser quand on sait déjà se servir des anciens. Nos élèves  auront déjà mis en place des compétences d’apprentissage : ils n’auront pas peur de la nouveauté.

    Dans ma classe, les élèves utilisent surtout les logiciels quand ils ont un moment, quand ils ont fini leur travail mais quand ils font « informatique », ils utilisent surtout le traitement de texte, les PPT, la retouche de photos, etc, pour mener à bien un projet… leur projet.  Ce chef d’œuvre se présente sous la forme d’un exposé.

    L’outil informatique va leur permettre de présenter aux autres un sujet qui leur tient à cœur, dans lequel ils vont s’investir et pour lequel ils vont apprendre à gérer des outils. Ils vont accepter de faire des efforts, d’utiliser des outils pas forcément très rigolos parce qu’ils savent que ça va leur permettre de se mettre en valeur à un moment donné dans le groupe.

    L’école va leur donner envie d’utiliser des programmes qu’ils n’utiliseraient pas d’eux-mêmes à la maison. Ils vont aussi accepter de produire du texte, de vérifier leur orthographe, de passer du temps à soigner leur présentation, d’approfondir leurs connaissances pour épater les autres.

    La plupart finissent par travailler d’eux-mêmes à la maison sans que je leur demande quoi que ce soit.

    Dans ce cas, l’ordinateur a une énorme plus-value :

    - Savoir utiliser des logiciels et applications diverses,

    - Maîtriser les compétences du B2I,

    - Réfléchir  au meilleur moyen pour présenter son projet,

    - Chercher , savoir chercher des informations et les trier pour savoir quelles vont être celles qui vont avoir le plus d’impact sur les autres élèves,

    - Rédiger en respectant l’orthographe,

    Etc…

    Bref, en combinant son utilisation avec le TNI qui servira à présenter les chefs d’œuvre, l’ordinateur est un outil ultra-motivant qui développe toutes sortes de compétences en particulier l’autonomie, la créativité et l’esprit d’initiative.

    Comme j’ai 2 niveaux, je peux observer l’évolution de mes élèves sur ces outils.

    Ceux qui arrivent dans ma classe doivent obligatoirement suivre une formation pour l’utilisation du clavier s’ils ne savent pas l’utiliser.

    C’est impératif pour le bon fonctionnement de la classe car je ne peux pas intervenir vers eux sans arrêt pour leur apprendre à mettre les accents ou la ponctuation.

    Selon les compétences individuelles des élèves, il faut compter à peu près 6 semaines à raison d’une heure par semaine pour faire cet apprentissage. Tous les élèves n’auront pas besoin de cette formation.

     Comme je n’ai que 8 ordinateurs et que je travaille souvent avec un autre groupe en même temps, j’ai choisi d’utiliser le logiciel Texto + de Génération 5 : il permet aux élèves de se former en quasi autonomie et de façon intéressante.

    Cette formation est obligatoirement individuelle car chaque élève doit manipuler pour apprendre.

    Selon le nombre d’ordinateurs dont on dispose, il faut organiser son emploi du temps et son espace classe par groupes. Il faut également des micro-casques pour chaque enfant afin de ne pas gêner le reste de la classe.

    J’ai remarqué qu’au début, les élèves utilisent surtout les logiciels « ludo/pédagogiques »du type les logiciels de français /maths de Génération 5 qui sont très bons. Parfois, je leur impose de retravailler sur ces logiciels quand j’ai besoin qu’ils revoient une notion précise. Je leur demande également de travailler sur les applications créées par Alain Grosboillot (voir article quelques applications¨gratuites pour  tablettes, PC, mac et TNI).

     En fait, l’ordinateur permet de coller exactement aux besoins de l’élève. J’utilise aussi les exerciseurs en ligne : il y en a d’excellents gratuits (voir sites).

    Une fois qu’ils ont appris à utiliser le clavier et les logiciels de traitement de texte, retouche photos, etc, et appris à utiliser le net, ils se dirigent plutôt vers les logiciels qui vont leur permettre d’acquérir des connaissances dans des domaines plus précis comme les logiciels des explorateurs de la vie ou de l’histoire chez Génération 5 toujours ou les Mobiclics ou Toboclic de chez Milan presse.

    Et ils se mettent à utiliser les word,  PPT, logiciels de photos d’eux-mêmes. Ils prennent vite l’habitude de le faire aussi à la maison et de se balader avec des clés USB (gare aux virus).

    L’apprentissage ne se fait plus seulement à l’école : il se poursuit dans les familles.


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires